3ᵉ Assemblée Générale du Projet DEFI EAU : un cap décisif franchi à Antsiranana
Réunis à Antsiranana du 30 juin au 3 juillet 2026 pour la 3ᵉ Assemblée Générale du Projet DEFI EAU, cofinancé par l’Union européenne via le programme Erasmus+ (Capacity Building in Higher Education), les représentants des universités et partenaires malgaches ainsi que des universités et partenaires européens ont dressé le bilan de la mise en place et de l’opérationnalisation des différents parcours de formation développés en formation initiale comme en formation continue. Entre consolidation des acquis et perspectives de pérennisation de l’offre de formations mutualisées et hybrides sur les métiers de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (EAH), cette rencontre, accueillie par l’Institut Supérieur de Technologie d’Antsiranana, marque une étape importante à l’approche de la dernière ligne droite du projet.
Du bilan à l’action, des avancées majeures concrétisées
Les échanges ont permis de dresser un état d’avancement concret sur l’ensemble des volets du projet, à savoir l’offre de formation professionnelle initiale et qualifiante mise en place. Une première année universitaire est en cours et permet d’expérimenter et d’éprouver l’offre construite précédemment. Elle fait l’objet d’une analyse détaillée, à la fois sur le volet Formation Initiale et sur le volet Formation Qualifiante : les parcours mis en place ont été passés en revue, avec un premier retour d’expérience sur leur déroulement et leur adéquation aux besoins identifiés en amont du projet. L’évaluation de ces jalons témoigne de l’engagement de chaque partenaire à atteindre la réussite et l’efficience du projet. Les dispositifs déployés répondent de manière de plus en plus fine aux exigences de qualité et d’efficacité fixées dès le lancement, et la phase d’expérimentation a permis d’identifier les ajustements nécessaires pour consolider un modèle de formation collaborative structuré et performant.
Cette Assemblée Générale a aussi été l’occasion d’aborder en toute transparence les contraintes et défis rencontrés, susceptibles d’affecter les offres de formation. Loin de freiner la dynamique, l’analyse collective de ces défis a permis de dégager des solutions concrètes et adaptées aux réalités du terrain, renforçant la mutualisation des expertises et l’alignement des priorités entre partenaires. La durabilité de l’offre de formation a également été discutée, avec un état des lieux des conditions nécessaires pour que les formations développées puissent perdurer et se développer au-delà du financement du projet.
Cap sur l’avenir : déploiement des formations qualifiantes et pérennisation
Cette 3ᵉ Assemblée Générale a été consacrée largement à la méthodologie de déploiement de l’offre de formation qualifiante. Un premier sondage des acteurs a été réalisé par Ran’Eau afin d’identifier les premières demandes de formation à déployer pour la session pilote, prévue avant la fin de l’année. Les partenaires malgaches s’engagent désormais dans une nouvelle phase opérationnelle résolument tournée vers l’impact à long terme.
Les instances de gouvernance du projet se sont par ailleurs réunies pour faire le point sur le pilotage stratégique, le suivi pédagogique et le contrôle qualité des actions menées.
L’Assemblée Générale s’est conclue par la tenue du 3ème Conseil de la Qualité qui a permis de dresser un bilan externe et impartial suite à la présentation des conclusions préliminaires du Président du Conseil de la Qualité (Marc-Yvan Laroye – Directeur Adjoint de l’Office International de l’Eau), présent durant l’ensemble des sessions de travail et instances, auprès de l’ensemble des membres du conseil et ainsi établir leurs recommandations communes tant concernant la mise œuvre du projet que la pérennisation de l’offre de formation.
Par le renforcement de la dynamique déjà en place, les partenaires s’accordent sur un objectif central : maximiser l‘impact du projet tout en visant sa pérennisation. Pour garantir que les bénéfices s’inscrivent dans la durée, un accent majeur est mis sur le renforcement des structures administratives et techniques, ainsi que sur l’autonomisation des acteurs locaux.